« Intégrer le CAC 40 est Bénéfique Pour Toutes les Parties Prenantes de Legrand »

Onze ans après être sorti du CAC 40, Legrand a fait son grand retour au sein l’indice phare de NYSE Euronext à Paris. Son PDG Gilles Schnepp explique l’intérêt pour le groupe d’une telle reconnaissance.

Legrand PDG Gilles Schnepp Pouvez-vous nous présenter la société Legrand ?

Depuis plus de 60 ans, Legrand offre des solutions intégrées pour la gestion de l’éclairage, du chauffage, de l’énergie, des réseaux et des accès dans le bâtiment. Notre vocation est de concevoir, développer et commercialiser des systèmes électriques et numériques à la fois simples et innovants. Des systèmes qui permettent de mieux communiquer, de renforcer la sécurité et d’améliorer le confort dans les bâtiments.

Implantés dans plus de 70 pays, nous distribuons nos produits dans 180 pays à travers le monde. Nous employons plus de 32 000 personnes et avons réalisé un chiffre d’affaires de près de 4 milliards d’euros en 2010.

Quelle est l’importance pour Legrand d’intégrer l’indice CAC 40 onze ans après l’avoir quitté ?

Vis-à-vis de l’externe, l’appartenance au CAC 40 se traduit par une plus grande notoriété et une meilleure visibilité. L’impact sur nos collaborateurs est également important : pour ceux qui travaillent en France, bien sûr, mais aussi pour ceux qui sont implantés à travers le monde. L’entrée dans le CAC 40 est une forme de reconnaissance de leur travail et des bonnes performances de l’entreprise. N’oublions pas que depuis notre retour en bourse en 2006, l’action Legrand a progressé de 17 % alors que, dans le même temps, le CAC 40 a baissé de 43 %. Pour les actionnaires, l’appartenance au CAC 40 est généralement synonyme d’une plus grande liquidité. Enfin, nos clients installateurs et distributeurs nous disent souvent qu’ils sont fiers d’avoir un partenaire connu.

Legrand a longtemps été en bourse, puis en est sorti, avant d’y revenir en 2006. Est-ce la vocation d’une entreprise comme Legrand d’être sur le marché ?

Il est assez naturel, c’est vrai, pour une société de la taille de Legrand d’être cotée en bourse. Et, d’ailleurs, notre retour sur le marché a toujours été prévu. Cela étant, notre LBO et notre sortie momentanée de la bourse ont été une expérience utile pour la société. Ce type d’opération peut être la meilleure réponse à une situation particulière puisque, dans notre cas, les conditions de marché qui prévalaient en 2002 ne permettaient pas un retour immédiat en bourse.

Dans un contexte de crise où le crédit bancaire est plus difficile à obtenir, utilisez-vous le marché comme une source de financement ?

Oui, depuis deux ans, nous avons cherché à rééquilibrer nos sources de financement qui, jusque là, étaient essentiellement bancaires. Nous avons ainsi procédé à deux émissions obligataires, la première en 2010 de 300 millions d’euros, la seconde en 2011 de 400 millions. Au-delà de la diversification recherchée, ces opérations nous ont permis d’allonger la maturité de notre dette.